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Considérant les questions soulevées par la muséalisation de la performance, le Musée de la danse élaboré par Boris Charmatz au Centre chorégraphique national de Rennes constitue un cas de figure singulier, particulièrement intéressant à analyser dans la mesure où l’expérience ne consiste pas à ‘faire entrer’ des performances dans un musée, mais à transformer l’institution chorégraphique en projet muséal. De quelles manières le Musée de la danse prend-il vie? Selon quelles modalités gestes et mouvements trouvent-ils leur(s) place(s) dans l’espace d’exposition? Comment se tissent les relations entre les œuvres, et avec le public ? L’idée même de musée suppose un dispositif de monstration des œuvres qui se distingue, en bien des aspects, des conditions de représentation spectaculaire. Du théâtre au musée, de la boîte noire au white cube, du spectateur au visiteur, le changement de cadre affecte plusieurs paramètres. Cinq ans après la fermeture des portes du Musée de la danse, je souhaiterais montrer comment ce projet pionnier s’est sans cesse inventé et réinventé pendant ses dix années d’existence. Pour ce faire, je propose d’examiner les expériences qui y ont été menées – documentations performées, musées en mouvement, dancing museum, happening participatif, expositions vides, installations vivantes, corps-archive – par le prisme des enjeux de conservation, d’acquisition et d’exposition, réévalués ici, dans un lieu de création chorégraphique, au contact d’œuvres immatérielles. La possibilité de ‘rejouer’ la performance apparaît, dans l’écosystème du Musée de la danse, comme une réponse possible et particulièrement féconde au problème de la ‘survivance’ des performances. Il s’agira d’en apprécier le potentiel à travers la diversité des formes de reenactment inventées par le Musée de la danse, que ce soit dans le cadre des activités du centre chorégraphique à Rennes, ou au sein d’expositions, de collections, d’institutions muséales.

Considering the issues raised by the musealization of performance, the Dancing Museum elaborated by Boris Charmatz at the National Choreographic Center of Rennes constitutes a unique case, particularly interesting to analyze, insofar as the experience does not consist of bringing performances into a museum, but of transforming the choreographic institution into a museal project. In what ways does the Dancing Museum come to life? By what means do gestures and movements find their place(s) in the exhibition? How are the relationships between the works, and with the public, woven? The very idea of a museum implies an exhibition setup for works that differs, in many respects, from standard spectacular representation. From theater to museum, from the black box to the white cube, from spectator to visitor, the change of perspective affects several parameters. Five years after the Dancing Museum closed its doors, I would like to show how this pioneering project continually invented and reinvented itself during its ten years of existence. To do this, I propose to examine the experiments that were conducted there – performed documentations, museums in motion, dancing museum, participatory happenings, empty exhibitions, living installations, ‘the body as archive’ – through the prism of conservation, acquisition, and exhibition issues, in a place of choreographic creation, in contact with immaterial works. The possibility of redoing the performance appears, in this singular ecosystem of the Dancing Museum, as a possible and particularly fruitful response to the problem of the survival of performances. I will analize its potential through the diversity of reenactment forms invented by the Dancing Museum whether within the activities of the choreographic center in Rennes, or within exhibitions, collections, museum institutions.  

En 2008, au départ de Catherine Diverrès qui dirigeait alors le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (CCNRB) depuis 1993,[1] Boris Charmatz postule à sa succession avec un projet de Musée de la danse. Ce faisant, le chorégraphe renouvelle non seulement l’exercice de la lettre de candidature pour lui préférer la forme du manifeste,[2] mais il investit également sa place de directeur de manière inédite,[3] en dissociant son projet pour l’institution de sa personnalité artistique. Avec le Musée de la danse, Boris Charmatz s’engage sur des questions et des réflexions qui dépassent largement le périmètre de son propre travail pour interroger le rôle de l’institution chorégraphique dans ses missions de création et de transmission. Et c’est en mobilisant le modèle muséal qu’il entend bousculer les cadres existants et repenser les activités du Centre chorégraphique national au prisme des formats consacrés du musée (comme la visite, l’exposition ou la collection).

Considérant les questions soulevées dans le numéro de cette revue, le Musée de la danse constitue un cas de figure singulier particulièrement intéressant à analyser, dans la mesure où l’expérience ne consiste pas à faire entrer des performances dans un musée, mais à transformer l’institution chorégraphique en projet muséal. Si le Musée de la danse est d’abord une question qui s’adresse à l’art chorégraphique, les réponses qui y ont été apportées pendant ses dix années d’expérimentation méritent d’être examinées comme autant de grains à moudre qui viennent nourrir la réflexion sur les enjeux de la muséalisation de la performance. C’est ce que je propose de faire ici à l’appui de mon expérience professionnelle[4] et de mes recherches,[5] en organisant mon propos selon trois perspectives : celle de l’institution qui se trouve remise en jeu par les conventions du musée, celle des œuvres chorégraphiques qui se voient transformées en pièces de musée et celle de la danse qui rejoint les collections des biens culturels à sauvegarder.

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Cet article traite des collections de performance en musées d’arts. Il soutient l’hypothèse d’une variabilité des performances muséalisées limitant leur découvrabilité dans le contexte normé d’institutions muséales spécialisées dans l’acquisition d’objets matériels stables et uniques. L’étude menée sur les collections du Centre Pompidou, du MoMA et du Musée des beaux-arts du Canada s’attache à la terminologie employée ainsi qu’à la place accordée aux œuvres emblématiques de la performance dans les bases de données en ligne. L’analyse des trois institutions révèle l’importance de considérer trois catégories d’objets catalogués (protocoles, dérivés, documents), deux périodes de collectionnement (avant ou après les années 2000) et deux grands types de collections (œuvres et documents) afin de fournir une représentation fidèle de la place de la performance dans les collections muséales. Le musée joue un rôle crucial dans la préservation de ces œuvres, car il est le seul type d’institution qui à la fois les acquiert et en possède la documentation. À l’heure où les artistes réévaluent le statut des documents de la performance, le musée découvre dans ses propres archives un nouveau potentiel de requalification des documents comme œuvres de performance.

This article looks at performance collections in art museums. It supports the hypothesis that the variability of musealized performances hinders their discoverability in the standardized context of museum institutions specialized in the acquisition of stable and unique material objects. The study carried out on the collections of the Centre Pompidou, MoMA and the National Gallery of Canada focuses on the terminology used and the place given to emblematic works of performance art in the databases accessible online. The analysis of the three institutions reveals the importance of considering three categories of catalogued objects (protocols, derivatives, documents), two collecting periods (before or after the 2000s) and two main types of collections (works and documents) in order to provide an accurate representation of the place of performance in museum collections. The museum plays a crucial role in the preservation of these works, as it is the only type of institution that both acquires and documents them. At a time when artists are reassessing the status of performance documents, the museum is discovering in its own archives a new potential for reclassifying documents as performance works.

La performance s’impose dans les musées au début des années 2000, notamment à travers l’acquisition de protocoles conçus afin d’être activés par les départements de conservation pour la présentation des œuvres. Des initiatives de grande envergure telles que la création de départements dédiés, le développement de programmes spécifiques et des acquisitions phares menées par des institutions comme le MoMA et la Tate Modern incarnent ce tournant majeur. Il favorise l’intégration du vivant dans les collections, reflétant ainsi une nouvelle approche du collectionnement. La catégorisation matérielle des collections – traditionnellement œuvres sur papier, peintures, sculptures – est infléchie avec l’introduction de la performance, une catégorie qui se distingue davantage par son concept et sa temporalité que par sa matérialité. Les protocoles et contrats sont des matériaux permettant concrètement et juridiquement les activations, sans toutefois constituer en tant que telles les performances.

Cet accueil de la performance dans les collections muséales s’inscrit dans la continuité d’enjeux qui sont d’abord soulevés avec la muséalisation de l’installation.[1] Dans les années 1990 et 2000, l’installation d’art médiatique mobilise spécialement les équipes de conservation en raison des avancées technologiques nécessitant des changements réguliers de logiciels et d’autres composants matériels.[2] Les protocoles qui sont élaborés pour les besoins de l’installation et de l’art médiatique diffèrent de ceux qui le sont pour la performance. Ce sont des documents modèles consignant les changements apportés pour les besoins de mise en espace et l’évitement de l’obsolescence dans le respect de l’intention artistique.[3] Les protocoles de performance qui présentent davantage de correspondances avec les protocoles d’art conceptuel sont rédigés selon les besoins spécifiques des œuvres. Si les musées collectionnent dès les années 1960 des protocoles d’art conceptuel,[4] ils n’acquièrent en revanche que bien plus tard des protocoles de performances. Cette adoption différée s’explique notamment par des dynamiques distinctes dans l’historicisation des disciplines. Au filtre des mutations socioculturelles des années 1960-1970, l’étude comparée de l’art médiatique et de l’art conceptuel sert pourtant à offrir un éclairage précieux sur les transformations artistiques et culturelles de la fin du XXe siècle.[5] La performance qui est définie en tant que discipline au cours des années 1960-1970 contribue à cette réflexion,[6] l’installation, l’art médiatique, l’art conceptuel et la performance révisant communément l’importance qui est accordée à la matérialité (stabilité, originalité) des œuvres collectionnées. Leur authenticité peut être nominale et expressive, déterminée par une diversité de composantes incluant la matérialité sans s’y limiter.[7] La performance est toutefois plus variable et difficile à circonscrire que ne le sont les trois autres disciplines. Le plus grand défi qu’elle pose au musée qui la collectionne n’est pas lié à l’entretien matériel, ni à la documentation, mais au maintien du réseau des personnes et des expertises nouvelles qui sont nécessaires à son activation.[8] Sa durée et ses besoins d’exécution mal adaptés à la logique de l’exposition muséale[9] viennent limiter la fréquence des activations pourtant nécessaires à son existence.

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Dagli anni Settanta ai primi anni Duemila, la performance art è entrata nelle collezioni museali prevalentemente tramite altro da sé: fotografie, film, video, e resti di azione. Questi supplementi hanno fornito alla performance una permanenza e una materialità che sembravano mancarle, permettendo la sua commercializzazione, collezione ed esposizione. La centralità del documento per la trasmissione della performance art ha dato origine a un dibattito sulla legittimità di queste rappresentazioni e sulla loro capacità di fissare e tramandare in modo efficace una forma d’arte apparentemente legata a un’esperienza effimera e incorporata. Dall’inizio degli anni Duemila teoriche della performance come Rebecca Schneider e Diana Taylor hanno mostrato che la performance non ha bisogno di documenti per durare, ma può permanere nella sua propria “materia” attraverso una trasmissione corpo a corpo ed essere rimessa in scena. Contemporaneamente influenti musei internazionali hanno iniziato a collezionare performance live e a riflettere su modelli di conservazione dell’arte dal vivo. In questo saggio esamino una dialettica che si manifesta nella trasmissione della performance live. L’ipotesi è che non sia possibile separare nettamente tra performance e documento: la performance live può generare una dialettica tipica della documentazione e oscillare tra tensione all’autenticità, da una parte, e messa in presenza e trasformazione dell’opera, dall’altra.

From the 1970s to the early 2000s, performance art entered museum collections primarily through photographs, films, videos, and relics. These supplementary materials provided performance with a permanence and materiality it was perceived to lack, thus enabling its commodification, collection, and exhibition. The central role of documentation in the preservation of performance art sparked debate about the legitimacy of these representations and their ability to effectively record and convey an art form often understood as inherently ephemeral and embodied. Since the early 2000s, performance theorists such as Rebecca Schneider and Diana Taylor have argued that performance does not require documentation to endure. Instead, it can remain through body-to-body transmission and be reenacted. At the same time, leading international museums have begun collecting live performances and developing new models for preserving live art. This article explores a dialectic that shapes the transmission of live performance. The hypothesis is that a rigid separation between performance and documentation is neither tenable nor productive. Rather, live performance can mirror the dialectic of documentation, oscillating between the pursuit of authenticity and the ongoing transformation of the work. 

 

1. La documentazione della performance tra evidenza e rappresentazione

Tra gli anni Sessanta e Settanta il termine performance art si afferma a livello internazionale come categoria per indicare una serie di pratiche artistiche accomunate dalla loro natura effimera e dalla centralità del corpo vivo dell’artista che esegue azioni spesso in presenza di un pubblico e dà vita, insieme ad esso, a un’esperienza unica e irripetibile. Il carattere temporale e incarnato della performance assume, in un contesto generale di profonda trasformazione dell’arte, una qualità politica: la performance art tenta di sfuggire ai processi di mercificazione e mette in discussione l’idea di opera come oggetto materiale e trasportabile che può essere conservato, collezionato ed esposto. Per lungo tempo e fino ad oggi, una delle strategie principali con cui i musei affrontano questa sfida è quella di conservare e collezionare le performance d’artista attraverso qualcosa di diverso dalle performance stesse: fotografie, film, videotape, residui d’azione – oggetti che offrono alla performance art quella materialità che apparentemente le manca, rendendola compatibile con i paradigmi della conservazione dell’arte. Queste registrazioni, immagini ed artefatti vengono descritti complessivamente, e in parte impropriamente, come documentazione della performance art. Esse non sono l’opera stessa, ma segni e tracce che rimandano all’opera assente, la rappresentano e ne fanno le veci senza però poterla contenere completamente e compiutamente in sé. Tra i numerosi esempi iconici possiamo ricordare le celebri fotografie di Interior Scroll (1975) di Carolee Schneemann realizzate da Anthony McCall, I Like America and America Likes Me (1974) di Joseph Beuys filmato da Helmut Wietz, i constat d’action realizzati da Gina Pane con la fotografa Françoise Masson, le fotografie dei primi lavori di Marina Abramović o, ancora, gli Aktionsrelikte (residui d’azione) di Hermann Nitsch. 

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La fotografia familiare ha largo impiego all’interno dei testi autobiografici, assumendo di volta in volta significati specifici: spesso è la fotografia di infanzia a essere vettore di attivazione della memoria, in grado come è di sospendere il racconto e di sfaldare i limiti della rappresentazione. La foto di infanzia rimanda in modo diretto alla famiglia: essa è infatti in primo luogo una rappresentazione eterodiretta del soggetto che in essa si percepisce, sostanzialmente, come altro da sé. Non è un caso, forse, che nei first persondocumentary, la messa in discussione dell’universo familiare e del territorio dell’infanzia passi in primo luogo dalla negazione della sua rappresentazione, che si esprime nell’archivio privato e mettendo deliberatamente in discussione anche le figure genitoriali. La rilevanza centrale della famiglia è presente in numerosi lavori, come Daughter Rite (1980) di Michelle Citron, esperienze maggiormente sperimentali come Fatheraudition (2019) di Mike Hoolboom, infine testi più recenti che riflettono sull’autorappresentazione nei contesti digitali, come avviene in Be right Back (2013), episodio della serie televisiva Black Mirror, in cui la componente narrativo-autobiografica è esplorata in relazione ai fenomeni delle identità digitali e all’utilizzo dell’intelligenza artificiale. In ognuno di questi casi si mette in discussione la presunta veridicità dell’immagine fotografica, mentre si verifica una mancanza di corrispondenza fra esperienza soggettiva e materiali prodotti nel contesto intimo. Questi ultimi sono il risultato di una selezione della realtà familiare edi scelte che esulano dalla volontà del soggetto autobiografico e che, retrospettivamente, gli appaiono imposte.

Family photography is widely used within autobiographical texts, assuming specific meanings: it is especially childhood photography that acts as a vector for activating memory, as it is capable of suspending the story of the film and breaking down the limits of representation. Childhood images refer directly to the family: it is first of all a representation of the subject as view from the outside. It is perhaps no coincidence that in first person documentaries, the visitto the family universe and to the territory of childhood passes from the negation of the representation of childhood as it is preserved in the private archive. The central relevance of family and childhood is present in numerous works, such asDaughter Rite (1980) by Michelle Citron, or in more experimental films such as Father audition (2019) by Mike Hoolboom, and in recent texts that in various forms reflect on self-representation in digital contexts, as it happens in Be right Back (2013), episode of the Black Mirror television series, in which the narrative-autobiographical component is explored in relation to the phenomena of digital identities and the use of artificial intelligence. In each of these case studies, the presumed truthfulness of the photographic image is doubted, while there is a lack of correspondence between subjective experience and the materials produced in the intimate context. The latter are the result of a selection of the family reality and, in any case, a result of imposed choices that the autobiographical subject, retrospectively, seems to refuse.

 

 

1. Immagini private e scrittura di sé

La fotografia ha largo impiego all’interno dei testi autobiografici, assumendo di volta in volta significati specifici: spesso è la fotografia di infanzia a essere vettore di attivazione della memoria, in grado come è di sospendere il racconto e di sfaldare i limiti della rappresentazione. La foto di infanzia rimanda in modo diretto alla famiglia: essa è infatti in primo luogo una rappresentazione eterodiretta del soggetto che in essa si percepisce, sostanzialmente, come altro da sé. Non è un caso, forse, che nei first person documentary, la messa in discussione dell’universo familiare e del territorio dell’infanzia passi in primo luogo dalla negazione della sua rappresentazione, che si esprime nell’archivio privato e mettendo deliberatamente in discussione anche le figure genitoriali. L’immagine dovrebbe instaurare con il soggetto una relazione referenziale, simile a quella della presunta ‘verità’ di ogni autobiografia; come scrive Douglas «le fotografie, come la scrittura autobiografica, sono comunemente associate alla verità e all’autenticità: un mezzo per accedere al passato e per costruire narrazioni su storie personali e collettive».[1] La rilevanza centrale di tali storie collettive, e in particolare della famiglia è presente in numerosi lavori, come Daughter Rite (1980) di Michelle Citron, esperienze maggiormente sperimentali come Father audition (2019) di Mike Hoolboom, infine testi più recenti che in varie forme riflettono sull’autorappresentazione nei contesti digitali, come avviene in Beright Back (2013), episodio della serie televisiva Black Mirror, in cui la componente narrativo-autobiografica è esplorata in relazione ai fenomeni delle identità digitali e all’utilizzo dell’intelligenza artificiale. Nei primi due casi citati, tutti declinati dal cineasta alla prima persona, il film opera l’apertura di un album familiare, servendosi del recupero e del riutilizzo di materiali prodotti all’interno del contesto domestico, come fotografie e home movies. Nell’ultimo esempio, diversamente, la riflessione sull’autorappresentazione prende le forme del racconto di finzione, interrogandosi sulla relazione fra inattendibilità dell’immagine fotografica e nuovo scenario digitale. In ognuno di essi, in ogni modo, si mette in discussione la presunta veridicità dell’immagine fotografica, mentre si verifica una mancanza di corrispondenza fra esperienza soggettiva e materiali prodotti nel contesto intimo. Questi ultimi sono il risultato di una selezione della realtà familiare e, in ogni caso, di scelte e opportunità che esulano dalla volontà del soggetto autobiografico e che, retrospettivamente, gli appaiono imposte. La visione delle immagini di infanzia diviene così occasione per rivalutare il legame filiale, imprimendo su di essa la propria soggettività adulta.

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  • Arabeschi n. 15→

 

Il proposito di questo libro è di iniziare nel mezzo

nel groviglio tra passato e presente; e accettare la complessità che tale decisione comporta

in ogni analisi della moderna cultura dei media.

Jussi Parikka

 

A sette anni dall’edizione inglese arriva in Italia, grazie alla traduzione di Enrico Campo e Simone Dotto, il volume Media Archeology del teorico finlandese Jussi Parikka, che, insieme a Media Archeology: Approaches, Applications, and Implications pubblicato nel 2011 con Erkki Huhtamo, prova a sintetizzare il retroterra, le costanti tematiche e i nuovi metodi che da questa area di ricerca emergono.

Il volume costituisce un utile avviamento agli studi media-archeologici che, come spiega l’autore nell’introduzione, analizzano la dimensione ‘materiale’ dei media riletta, seguendo Kittler, dal punto di vista tecnologico ed empirico. Sembrerebbe un ritorno al determinismo, ma, come mostra anche la prefazione di Ruggero Eugeni, i capitoli propongono da diversi punti di vista un riesame dei media nell’accezione ampia e meno visibile di ‘dispositivi’: termine che ricorre nel libro indicando i media come device, cioè apparecchi fisici, ‘artefatti’, costruzioni prodotte da un intreccio di saperi e poteri che mutano nello spazio e nel tempo, ‘apparati’, che plasmano il nostro modo di sentire e pensare, e ‘situazioni’ cioè atti, momenti di interazione comunicativa (pp. 18-20). L’oggetto di studio media-archeologico, scrive Parikka, non è rappresentato solo dalle ‘cose’ ma anche dai discorsi, dalle pratiche e dalle rappresentazioni che rivelano i modi con cui elaboriamo i nostri «sistemi mediali» sotto forma di «relazioni sociali» e «reti di comunicazione» (p. 100). Di qui il sottotitolo della traduzione italiana.

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Pubblichiamo il primo di una serie di approfondimenti dedicati agli archivi e alle biblioteche d’autore, che raccolgono documenti eterogenei, appartenenti a codici e linguaggi differenti e chiamano in causa competenze multidisciplinari e conoscenze integrate.

 

1. Le biblioteche d’autore

Le criticità e le questioni connesse alla gestione degli archivi e delle biblioteche d’autore sono ormai da tempo al centro delle riflessioni della Commissione nazionale biblioteche speciali, archivi e biblioteche d’autore dell’Associazione italiana biblioteche.[1]

Fin dalle prime iniziative promosse dalla Commissione nazionale, l’attenzione è stata focalizzata sulla ricerca di una definizione unitaria di biblioteca d’autore; nel corso degli anni Attilio Caproni ha proposto diverse riflessioni sul tema, avviando di fatto il dibattito,[2] ma recentemente è stata Giuliana Zagra a evidenziare e a sottolineare, in diverse sedi, le specificità di queste raccolte.[3]

Nella seconda metà del Novecento si è iniziato a registrare un interesse nei confronti delle raccolte moderne e contemporanee appartenute agli autori, soprattutto letterati, e l’interesse per le biblioteche si è sviluppato insieme alla consapevolezza che ogni raccolta, se adeguatamente studiata e analizzata, riesce a restituire non solo la personalità, le attività di studio e quelle di ricerca del suo possessore, ma anche l’intero contesto culturale nel quale egli è vissuto e ha operato. La biblioteca d’autore consente, quindi, di offrire materiali vari a chi sia interessato ad approfondire l’intero quadro di riferimento in cui si è formato il suo possessore.

L’interesse per questa tipologia di biblioteche, collezioni inizialmente private, ha fatto emergere, oltre alle specificità e alle possibilità offerte dallo studio, anche le numerose criticità a esse connesse, relative soprattutto alla gestione e alla valorizzazione in chiave archivistica, bibliografica e biblioteconomica, museale.

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Dario Fo, premio Nobel per la letteratura nel 1997, se n’è andato lo scorso 13 ottobre, proprio nel giorno in cui veniva assegnata l’onorificenza per l'edizione 2016. La rivista Arabeschi attraverso la recensione del volume Il teatro a disegni di Dario Fo con Franca Rame vuole ricordare il rapporto teatro-pittura che contraddistingue, in un continuo gioco di rimandi, l’itinerario poliedrico e creativo di Fo, capace di inventare una lingua per ogni Arte.

Il bel volume edito da Scalpendi nel 2016, Il teatro a disegni di Dario Fo con Franca Rame, documenta e analizza un aspetto importante e innovativo del lavoro artistico di Dario Fo: la progettazione degli spettacoli teatrali e televisivi mediante sequenze di disegni che riguardano anche le situazioni sceniche e le azioni dei personaggi. Una sorta di storyboard, un canovaccio visivo, che racconta lo sviluppo drammaturgico dei suoi spettacoli e che serve per costruire il testo teatrale. Il volume presenta un ricco corredo iconografico e scientifico: le bellissime foto di scena, dello studio meneghino e non solo, i contributi di Franco Marrocco, Jacopo Fo, Stefano Benni, oltre che di Marisa Pizza (responsabile dell’Archivio Franca Rame - Dario Fo) e del regista e drammaturgo Andrea Balzola, e si offre pertanto come un viaggio appassionante all’interno del mondo dell’autore. Tra i materiali di accompagnamento si segnala anche un video che presenta un montaggio tra il dialogo insieme a Rame con Balzola, una lezione-performance artistica a Brera, un dialogo con Benni nella grande mostra al Palazzo Reale, il dettaglio dei bozzetti e i brani degli spettacoli corrispondenti, e due contributi sulla dimensione sonora e musicale dell’atto scenico contenuta nei disegni (Roberto Favaro) e sul lavoro della Sartoria Pia Rame per la realizzazione dei costumi teatrali dai bozzetti di Fo (Sara Mancinelli).

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«Theatre it’s the medium of the between»:[1] per Rebecca Schneider il teatro è un luogo di sovrapposizioni, di scarti, di intersezioni. Questa dimensione del ‘tra’ fa sì che ogni atto teatrale dischiuda un varco fra presente e passato, fra istanze espressive differenti, giungendo infine a disseminare tracce, memorie (im)palpabili. Gli amabili resti conservati negli archivi, lungi dall’essere oggetti inerti, sono scorie performabili, capaci di «sussurrare storie», di «dar vita a interpretazioni e sentieri».[2]

Basta sfogliare il volume Giovanni Testori e Luchino Visconti. L’Arialda 1960 (Scalpendi 2015) per capire quanto il racconto di uno spettacolo sia insieme una testimonianza e un’opera di re-invenzione. Federica Mazzocchi ricostruisce con meticolosa precisione e piglio filologico le vicende dell’Arialda di Testori per la regia di Visconti, vero e proprio ‘caso’ nel cuore dell’Italia del boom economico. A far notizia è innanzitutto la collaborazione fra lo ‘scrivano lombardo’ e il regista aristocratico; il loro fu uno scambio intellettuale di grande spessore, fatto di incontri, di lettere, di strappi violenti ma sempre sostenuto da una fervida passione. Mazzocchi dedica il primo capitolo del suo studio alla ricomposizione delle «tracce di lavoro» (p. 15) tra i due: la fitta interrogazione dei documenti consente alla studiosa di restituire l’intensità del loro modus operandi, la vocazione per un’idea di arte come scandalo, la reciprocità di intenti – almeno fino al 1972. Poco prima della frattura, dovuta a incomprensioni sul piano professionale e personale, Testori scrive un dattiloscritto di cinquantaquattro pagine, rimasto inedito, dedicato alla vita e alle ragioni dell’arte del regista;[3] si tratta di «una sorta di biografia poetica» (p. 16), il cui fascino risiede «nell’edificazione, potremmo dire in diretta, del monumento-Visconti» (p. 17). I densi brani citati danno prova non solo dell’intrinseca qualità della parola testoriana, ma anche della peculiare disposizione del suo sguardo, capace di cogliere – per singolare esercizio di autoriflessione – i nessi tra matrici stilistiche e «affetti segreti».

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In occasione della giornata di studi La memoria dell'effimero pubblichiamo una densa testimonianza di Andrés Neumann.

Trovarsi nel posto giusto al momento giusto può essere questione di fortuna, ma saper sfruttare l'occasione richiede intuito, talento imprenditoriale e molta curiosità.

In questa intervista Andrés Neumann racconta gli inizi della sua carriera in Uruguay, la formidabile esplosione creativa del Festival di Nancy negli anni Settanta e la sua collaborazione con i più importanti artisti della scena del novecento: Peter Brook, Pina Bausch, Tadeusz Kantor, Bob Wilson, ma anche Mastroianni, Fo e Gassman di cui propone un ritratto inedito.

D: Parlami un po' di te: come ti sei avvicinato al teatro negli anni in cui vivevi a Montevideo?

R: In realtà io non ho deciso niente, penso che sia stato il teatro in un certo senso a decidere che potevo essere utile. Queste cose hanno normalmente un inizio molto pratico: io avevo un grande interesse soprattutto per il cinema, ma a vent'anni avevo una fidanzata (con la quale poi mi sono sposato) che era maestra di francese e faceva parte di una compagnia teatrale che metteva in scena spettacoli in lingua francese... in Uruguay. Quindi quanto di più improbabile ci potesse essere! Il professore della Alliance Francaise di Montevideo che animava questa compagnia, visto che io andavo sempre a prenderla alle prove ma arrivavo un po' prima e stavo lì a guardare, ad un certo punto mi ha detto: «Scusa, invece di stare seduto lì, vieni a darci una mano anche tu!». Mi ha messo in mano uno di questi registratori dell'epoca, quelli con i nastri, e mi ha dato istruzioni: «Guarda, c'è una scena dove ad un certo punto entra qualcuno e c'è un nastro dove si sente il rumore di una porta che fa "gniiiiiiee" e tu al momento giusto lo mandi» e così ho cominciato.

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