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La fascination pour l’image se révèle de plus en plus forte et cela se voit nettement chez certains auteurs qui témoignent de leur vécu dans une perspective mémorielle. Ainsi, Colette Fellous se signale particulièrement par ce recours presque systématique à la photographie dans ses écrits, depuis la production de sa trilogie composée d’Avenue de France publiée en 2001, suivie d’Aujourd’hui 2005 et de Plein été 2007. Ce faisant, elle bouscule la notion de genre littéraire et suscite un questionnement sur cette écriture hétérogène dont l’auteure est de surcroît une écrivaine de la ‘périphérie’. Le visible s’articule sur l’autobiographie de Colette Fellous et semble ra-conter ou même se ra-conter en symbiose avec le lisible. Il offre un supplément d’imaginaire et distingue la démarche d’une auteure née en Tunisie, mais séparée de son pays natal par les aléas de l’Histoire.

Image fascination has been notably remarkable in literature as this can be clearly seen in some authors work. In fact, writers refer to their own life as a good instance to talk about in their memorial perspectives. This can be best illustrated by Colette Fellous who has made a systematic recourse to photography in her writigns since the production of her trilogy, Avenue de France published in 2001, then Aujourd’hui, published in 2005, and finally Plein été published in 2007. In her writing, she always oscillates the notion of literary genre and prods a search for heterogeneous writig whereby the author is also a writer of perifery. The image always dominates Colette Fellous autobiography as it has a symbiotic relationship with the written text. The former represents a fantastic complement that highlights a career of a tunisian writer who was born in Tunisia but separated from her natal country by historical circumstances.


 

 

Colette Fellous, Lolly pour les intimes, est née à Tunis en 1950. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1967, elle quitte son pays natal et s’installe à Paris pour suivre des études de Lettres à la Sorbonne. Elle fait partie de ces écrivains francophones tels que Abdelkébir Khatibi, Edmond Amran El Maleh, Albert Memmi, qui adoptent une langue héritée de l’ancien colonisateur, à savoir le français. Mais elle se distingue au sein de cet aréopage par sa manière de reconstruire et de recoudre les fragments d’une histoire collective et individuelle disséminés dans le temps et dans l’espace. Il y a donc chez elle un désir de retracer le monde, de donner corps à une communauté éparpillée et minoritaire dans un pays nouvellement indépendant (la Tunisie). Pour ne pas laisser le passé s’évaporer, elle en fait la matière première de son œuvre autobiographique, en ponctuant son texte de documents iconographiques. Nous nous proposons ici de nous interroger sur cette médiation iconique, et d’estimer dans quelles mesures son apport constitue un atout supplémentaire au texte. Le rapport entre autobiographie et photographie, entre image et mémoire constitue-t-il en effet une charpente du roman ? L’écriture de Colette Fellous se ressource-t-elle dans un art visuel ou se rattache-t-elle plutôt à une mise en scène cinématographique ?

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